Le marketing stratégique
orienté clients-concurrents
Benchmarking concurrentiel
et intelligence économique
Business Wargames
et Wargaming Attitude
News
Plan du site
Les trois indexes
Formation, séminaires
Contacts

 
Winston Churchill.
Une stupéfiante chronologie (2) : 1940-1945
 
« Success is going from failure to failure without a loss of enthusiasm. »

<< Une stupéfiante chronologie (1) 1874-1939

1940-1945. Ses plus belles heures
Sir John Keegan, le plus grand des historiens anglais contemporains, note dans son introduction à The Second World War — qui, sous couvert d'un titre objectif, sont d'abord les mémoires de guerre d'un homme, Churchill — que la résilience (resilience) était peut-être le plus prononcé de ses traits de caractère. D'où la tirait-il ? En partie de sa capacité à tisser des liens entre les grands acteurs et de sa volonté d'être au contact de la situation, sur tous les fronts. On le voit trop, à tort, comme un stratége dirigeant la guerre du fond de la war-room du Cabinet de Guerre. Cela a été vrai — et encore ! — pendant la bataille d'Angleterre. Ensuite il n'a cessé de se déplacer, en particulier pour les nombreuses réunions au sommet (conferences) organisées pour coordonner les efforts alliés. La carte qui permet le mieux de comprendre un des secrets opérationnels de sa résilience est la carte de ses déplacements pendant toute la guerre.
1940. 65 ans.
 
10 mai. Les Allemands franchissent la ligne Maginot, réputée infranchissable.
À la demande du roi, et seul à pouvoir le faire, il forme un gouvernement d'union nationale. Premier ministre et ministre de la guerre.
13 mai, « Du sang, des peines, des larmes et de la sueur. » (Blood, toils, tears and sweat)
19 mai. Premier allocution radiodiffusée à la BBC (il avait compris l'impact de la radio lors de ses voyages aux États-Unis)
4 juin : « Nous ne capitulerons jamais » (We shall never surrender)
20 août :«  Never so much owed by so many to so few. »
17 juin : Autorise De Gaulle à faire une allocution le lendemain à 18 h00 sur les ondes de la BBC.
Octobre : leader du parti conservateur.
1941. 66 ans.
 
20 juillet. Adopte le « V » de la victoire, en morse : ti, ti, ti, ta, et la première phrase musicale de la 5e symphonie de Beethoven, comme symbole de la résistance à la tyrannie.

Les principaux déplacements de Churchill pendant la guerre. En France, en juin 1940 (1). Puis, Roosevelt étant en fauteuil roulant et Staline refusant de quitter l'URSS, Churchill paya de sa personne pour les rencontrer lors des conférences de grande stratégie, de celle d'Argentina Bay, au Canada, en août 1941 (2) à celle de Yalta (20).
(la carte est de Martin Gilbert, Recent History Atlas, reprise par Bédarida dans son Churchill)
 
Août. Argentia Bay, Canada. Première des « conférences » de grande stratégie. Rencontre avec Roosevelt (neutre à l'époque). L'amène à augmenter son aide à la Grande-Bretagne. Rédaction des grandes lignes de la Charte de l'Atlantique.
29 octobre. Discours devant les élèves d'Harrow, son ancienne école.
 
«  Never give in— never, never, never, never, in nothing great or small, large or petty, never give in except to convictions of honour and good sense.
Never yield to force; never yield to the apparently overwhelming might of the enemy. »
 
Dimanche 7 décembre, 08 h 00 du matin. Attaque de Pearl Harbor.
Débarquement Japonais en Malaisie.
10 décembre. Les cuirassés HMS Repulse et le Prince de Wales, deux des plus belles unités de la flotte britannique envoyés en renfort au large de la Malaisie sont coulés par des avions japonais, ce qui était réputé être impossible.
11 décembre. Hitler déclare la guerre aux-Unis
.
12 décembre. Part sur le cuirassé Prince of Wales pour les États-Unis.
22 décembre. Conférence de Washington (sa deuxième conférence) . Fait admettre par Roosevelt le stratégie de « l'Europe en premier ».
26 décembre.
Première crise cardiaque.

29-31. Ottawa. Yousuf Karsh prend la plus célèbre de ses photos.
1942. 67 ans.
 
Février. Chute de Singapour, réputée imprenable (en venant de la mer) mais prise à revers par les Japonais. La Birmanie tombe entre leurs mains.2
Juin. Deuxième conférence de Washington (sa troisième conférence). Aller et retour en hydravion. Fait admettre à Roosevelt le principe d'une stratégie périphérique (indirecte) de préférence à une stratégie directe de traversée de la Manche.   
21 juin. Chute de Tobrouk, réputée imprenable.
Fin juin. Statistiques de la bataille de l'Atlantique. Les sous-marins allemands ont coulé 120 cargos (600.000 tonnes) en mai et 114 (620.000) en juin.
8 août. Limoge le général Auchinlek, commandant en chef des forces brittaniques au Moyen-Orient et le remplace par Alexander auquel il impose un général quasiment inconnu, Montgmery, à la tête de la 8e armée.
15 août. Échec sanglant de Dieppe (son idée) (débarquer à Dieppe, effectuer un raid en France et réembarquer à Boulogne-sur-Mer où à Dunkerque pour regagner l'Angleterre !). Il en tire une leçon : « La secret de la victoire est le travail en équipe » (Team work is the secret of success) dans les opérations combinées terre-air-mer (il inventera le mot « triphibie » pour les désigner).
Son avion personnel, « Commando ». Les déplacements en avion étaient des déplacements à très haut risque. Visite des positions d'El Alamein en « siren-suit », sa combinaison d'alerte. Toujours en en siren-suit, avec « Uncle Joe ».
 
2 août. Part en avion pour aller rencontrer Staline à Moscou. Un gros bombardier quadrimoteur Liberator ni chauffé, ni pressurisé. L'avion fait escale à Gibraltar (après un large détour au large des côtes françaises pour être hors de portée de la chasse allemande, en alerte). Rejoint le Caire (après un large détour le plus possible au sud pour les mêmes raisons). Visite de le position d'El Alamein à 100 km de là. Puis repart pour Moscou via Téhéran. Entretien avec Staline, le 16 août. Retour par Téhéran et le Caire. Il visite une nouvelle fois la position d'El Alamein et rencontre Montgomery, wargame avec lui sur la meilleure façon de battre Rommel, lui demande de faire confiance à Maskelyne pour établir un plan de mystification et le met en demeure de remporter une victoire avant la fin septembre : il y va de sa place. Gibraltar, il est à Londres le 23 août. Il vient de faire 25 000 km en avion.
8 novembre (Montgomery a obtenu des délais supplémentaires). Victoire d'El Alamein, grâce en particulier au plan Bertram. 
   « Now this is not the end. It is not even the beginning of the end. But it is, perhaps, the end of the beginning. »
« Maintenant ce n'est pas la fin. Ce n'est même pas le commencement de la fin. Mais c'est, peut-être, la fin du commencement. »
 
Décembre. Le nombre de bateaux alliés et le tonnage coulés par les sous-marins allemands est divisé par deux (72 pour 135 en novembre). La bataille de l'Atlantique est virtuellement gagnée.
7 décembre. Il s'enthousiasme dans un memo pour le projet « Habbabuk » — un projet digne de Jules Verne. Il explique comment on pourrait réaliser des iles flottantes en glace de trente mètres d'épaisseur — ou, mieux, en pykrete — servant de piste d'atterrissage, d'aérodromes flottants, aux milieu de l'Atlantique. Et demande un compte rendu tous les 15 jours sur l'avancement du projet. Le projet sera abandonné.

1943. 68 ans.
 
Janvier. Conférence de Casablanca (sa quatrième) . Plan d'invasion de la Sicile et de l'Italie. Débarquement en France prévu pour 1944. 
Février. Pneumonie.
Mai. Conférence de Washington (sa cinquième). Avec Roosevelt. Bombardement de l'Allemagne.
Fin mai-début juin. Déplacement à Tunis et à Alger.
Alger. 3 juin 1943. Il était du 11 au 26 mai aux États-Unis pour la conférence de Washington avec Roosevelt. Revenu en avion, il était le 1er juin à Carthage pour faire une allocution aux soldats de la 8e Armée dans l'amphithéâtre. Il repassera par Londres avant de retourner en Amérique du Nord, au Canada, pour la conférence de Québec. On le voit ici finaliser les plans de l'invasion de la Sicile et de l'Italie devant les principaux chefs militaires alliés (on reconnait par exemple à droite, Marshall, Eisenhower et Montgomery).
 
Août. Conference de Québec (sa sixième). Avec Roosevelt. Le débarquement en France fixé au 1er mai 1944.
Novembre. Conférence du Caire (la septième). Avec Roosevelt et Tchang Kaï-Chek.
28 novembre-Ier décembre. Conférence de Téhéran (la huitième). Avec Roosevelt et Staline.
Début décembre. Deuxième conférence du Caire (sa neuvième). Avec Roosevelt et Ismet Inonu (premier ministre turc). Le débarquement de Birmanie repoussé. L'alliance (de facto) avec la Turquie (neutre) renforcée.
12 décembre. Tunis. Pneumonie et deuxième crise cardiaque
14 décembre. Épuisé, il est transporté à Marrakech.
1944. 69 ans.
 
Début janvier. Convalescence à Marrakech.
 
12 juin. Sur les plages du débarquement.
 
20 juillet. Visite des ruines de Caen.
 
7 août. Troisième visite sur le front de Normandie
 
Août. Déplacement à Rome (reçu par le pape), Naples, le front italien.
 
Septembre. Conférence de Québec (sa dixième). Avec Roosevelt.
 
9-19 octobre. Rencontre avec Staline à Moscou.
 
11 novembre, assiste au défilé sur les Champs-Élysées à côté de De Gaulle.
 
12 novembre. Visite le front français sur les Vosges.
 
25-28 décembre. À Athènes, au milieu de la guerre civile.
1945. 70 ans
 
Février. Conférence de Yalta (sur les bords de la Mer Noire) (sa onzième). Avec Roosevelt et Staline.
 
23-26 mars. Traverse le Rhin en péniche d'assaut avec le gros des troupes.
 
Juillet. Conférence de Postdam (à côté de Berlin) (sa douzième). Avec Truman et Staline.
 
27 juillet. Chassé du pouvoir par la victoire des travaillistes aux élections.


©2004, 2005 WWWarketing Consulting
16/10/05