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Winston Churchill, la résilience faite homme.
(2) L'homme de guerre
 

<< Son humour, ses aphorismes, ses formules-chocs. Ses dérivatifs

L'homme de guerre
Journaliste, peintre, écrivain (il a écrit aussi un roman, Savrola) et historien, maçon, joueur de polo, etc., Churchill a aussi été un homme de guerre, lieutenant de cavalerie (en opération), colonel d'infanterie (en première ligne et exposé au feu ennemi), trois fois ministre de la guerre, deux fois ministre de la marine et sûrement le plus grand stratège du XXe siècle (qui peut-on voir d'autres ?). Sans lui, et ses tanks la Première guerre mondiale aurait duré plus longtemps et, sans lui, la Grande-Bretagne aurait vraisemblablement composé avec Hitler en 1940 et le Débarquement de Normandie aurait été rendu impossible.

Alliance
L'alliance, un facteur de résilience collective. L'attitude consistant à toujours dire : « Nous allons trouver tous ensemble une solution à nos difficultés ».
     
 

 

Il a été le seul à pouvoir former un gouvernement d'union nationale au sein duquel le Cabint de guerre a fonctionné sans heurt jusqu'è la fin de celle-ci Un poster qui reprend une des formules chocs d'un de ses discours. La capacité de fédérer. Peut-être la plus belle photo de lui. Autour de lui : Marshall, Eisenhower, Montgomery, etc
Un facteur  de résilience stratégique : l'alliance. Celle des partis, celle des nations, celle des hommes. Churchill réussira ce tour de force de faire s'entendre des tempéraments aussi dissemblables que Montgomery et Patton. Pour gagner la guerre il était prêt à s'allier s'il le fallait avec le diable, ce qu'il fit avec Staline envers lequel il était sans illusion. Un de ses mots à son sujet : Avec Staline, quand on avait dix à partager, il disait : « Bien ! On ne parle pas des cinq qui sont à moi. Qu'est-ce qu'on fait avec les cinq vôtres? »

L'imagination au pouvoir. Ses innovations
Homme d'imagination, il aura l'idée des tanks (dont on lui proposa de breveter l'invention, ce qu'il refusa), des bateaux et des péniches de débarquement indispensables pour effectuer des débarquements (et comme il y aura une cinquantaine de débarquements majeurs pendant la Seconde guerre mondiale, il n'y en eut jamais assez, ce fut un goulot d'étranglement majeur), des ports artificiels du débarquement de Normandie.
     
Les « tanks », surnommés ainsi pour faire croire aux Allemands qu'il s'agissait de réservoirs d'eau potable tout terrain destinés au front russe. Les bateaux et péniches
de débarquement. On avait tout prévu, sauf d'en construire assez.
Les ports artificiels qui ont permis le débarquement de Normandie. À Mountbatten : « Ne me faites pas d'objections. Les difficultés en feront assez d'elles-mêmes. »
 
L'imagination au pouvoir. Les stratégies indirectes et la désinformation
Les stratégies indirectes. « Battles are won by slaughter and maneuver. The greater the general, the more he contributes in maneuver, the less he demands in slaughter. » Les batailles sont gagnées par des massacres et des manœuvres. Plus un général est grand, plus il emploie de manœuvre et moins il fait appel aux tueries. Aphorisme que l'on pourrait trouver dans L'Art de la guerre de Sun Tzu. Churchill chercha toute sa vie à des stratégies indirectes — faire la guerre autrement que l'adversaire sur un autre terrain que celui où il vous attend — de son appui à Lawrence d'Arabie en 1917 à sa défense en 1944 d'un débarquement dans les Balkans, le « ventre mou de l'Europe ».
Tout en faisant de la peinture — son matériel ne le quittait jamais pendant ses déplacements — et toujours à la recherche de nouvelles façons de faire la guerre, il appuiera la création des Spécial Air Services à l'origine du concept de forces spéciales repris dans toutes les armées du monde. Des petites unités supérieurement entrainées qui opèrent derrière les lignes ennemies. Leur devise : « Who dares win. » (Qui ose gagne). Il appuiera aussi de tout son poids la création des Chindits, sorte de SAS à grande échelle en Birmanie. Leur devise : « The boldest measures are the safest » (les décisions les plus risquées sont les moins risquées — car l'ennemi ne s'attend pas à ce qu'on les prennent).
Mystification et désinformation. « À la guerre, la vérité est une chose si précieuse qu'elle doit être entourée d'un rempart de mensonge. » confiera-t-il un jour à Staline. Ce sera le plan Bertram qui assura la victoire d'El Alamein et le plan Fortitude qui assura la réussite du débarquement de Normandie. 
 
Une des priorités de Churchill, casser le code d'Enigma. L'équipe de savants qu'il réunit à Bletchley Park dans la banlieue de Londres derrière une facade anonyme, en réussit l'exploit. Churchill fut le seul qui prit au sérieux Jasper Maskelyne, directeur d'une troupe de magiciens, les Royal Command Magicians, quand celui-ci vint offrir de mettre la magie au service de la victoire. « The War Magician », un film pour 2006 sous la direction de Peter Weir avec Tom Cruise.
 
Une pure réincarnation de Sun Tzu
Il est par ailleurs impossible de comprendre la résilience de Winston Churchill sans connaître sa vie. Voir :

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14/10/05